Le syndrome de l’imposteur

20 mai

Avez-vous déjà eu l’impression que peu importe les progrès que vous faites ou vos réalisations, vous ne méritez pas vraiment le succès obtenu? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Ce phénomène touche une grande partie de la population, peu importe le sexe, l’origine, l’âge ou la profession. Même Albert Einstein trouvait qu’il ne méritait pas l’attention qu’il recevait pour son travail. Ce sentiment d’insécurité injustifié est connu sous le nom de syndrome de l’imposteur. 

 

C’est quoi le syndrome de l’imposteur?

Le terme a été inventé en 1978 par deux psychologues Pauline Rose Clance et Suzanne Imes. En réalité elles n’ont jamais évoqué un « syndrome » mais plutôt une « expérience » à laquelle tout le monde pourrait être un jour confronté. Il ne s’agit pas d’une maladie mais d’un mécanisme psychologique.

C’est une impression de tromper, mauvaises attribution, peur d’être démasqué : le mécanisme provoque des sentiments divers. Il peut concerner les domaines professionnels mais aussi le domaine familial, le cercle des loisirs ou encore l’apparence physique.

Le syndrome de l’imposteur qui est également appelé syndrome de l’autodidacte est une forme de doute maladif chez les personnes qui en sont victimes . Ces doutes les incitent à nier la propriété de tout accomplissement qu’il soit professionnel ou privé. Les victimes ont donc tendance à rejeter systématiquement le mérite lié à leurs travaux et attribuent leurs succès à des éléments extérieurs comme la chance, le travail acharné, leurs relations ou encore certaines circonstances exceptionnellement favorable. Ces personnes doutent en permanence et croient duper leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs : ils vivent en craignant d’être démasqué d’un moment à l’autre.

 

A quoi c’est du?

Ce syndrome est avant tout lié à une mauvaise estime de soi. La façon dont « l’imposteur » vit sa situation (peur de l’échec, angoisse d’une réussite inappropriée) va le conduire à mettre en place différentes stratégies de travail : une procrastination systématique ou bien une préparation excessive. Ce dénigrement de ses propres compétences passe en outre par un fort besoin de reconnaissance.

 

Combien de personnes touchées par le syndrome de l’imposteur?

L’aspect professionnel n’est pas le seul touché par le syndrome. Ainsi, associé à des troubles anxieux, il interfère avec divers aspects de la vie privée. Il est difficile de quantifier le nombre de personnes concernées. Selon différents travaux 70% de la population doutera un jour de ses propres compétences.

La sensation de tromper son entourage c’est ainsi que pourrait être décrit le syndrome de l’imposteur. Stéréotype sociaux obligent ce serait les femmes qui seraient davantage touchées.

 

Comment savoir si l’on souffre parfois du syndrome de l’imposteur?

Réaction « normale » face au succès : fierté, satisfaction personnelle, efficacité, compétence, attributions adaptées et méritées.

Réaction pouvant faire penser au syndrome de l’imposteur: forte implication, humilité, forte modestie

Réaction en lien avec le syndrome de l’imposteur : troubles anxieux, troubles dépressifs, affect négatifs.

 

Il existe un test psychologique qui permet de savoir à quel point on est touché par le mécanisme.

 

Traitement du syndrome de l’imposteur: 

Tout d’abord il ne s’agit pas d’une pathologie donc chacun peut tenter de s’en sortir par lui même. Le traitement principal est de retrouver la confiance et à être réaliste sur sa valeur. Par exemple voici une liste de question auxquelles vous pouvez répondre objectivement :

  1. Qu’est ce qui me rend unique?
  2. Quels sont mes principaux talents?
  3. Mon travail est il en lien avec ce talent?
  4. Mon travail est il cohérent avec mes valeurs?
  5. Quelles ont été mes dernières réussites?

 

Une autre technique va être d’écrire une lettre ou un mail à plusieurs personnes de confiance dans lequel on demande aux destinataires d’indiquer les trois principales qualités de l’expéditeur et les trois domaines dans lesquels il peut progresser.

Les gens ont peur de recevoir des avis négatif donc ils ne le font pas mais ils passent à côté d’information précieuses sur leurs forces et leurs faiblesses.

Enfin si la situation devient invivable un accompagnement de type coaching permettra de travailler sur la culpabilité ou sur le fait de ne plus dépendre du regard des autres.

Une psychothérapie « comportementale et cognitive » peut aussi être indiquée lorsque les troubles associés sont important (troubles anxieux notamment). En effet, ces « imposteurs » sont souvent leur propre tyran et vivent dans la peur que tout s’écroule.

 

Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

agence-de-communication-dig... |
Agencesereputation |
Depruncom |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | neha24
| Faits divers
| Mulhouse actualités