La malbouffe

15 juin

La malbouffe désigne une nourriture calorique sur le plan diététique du fait d’une tenue trop importante en graisses et en sucres. La plupart du temps la nourriture rappelle celle des fast-food ou des snacks comme les chips, les biscuits ou encore le sodas. On l’utilise aussi ce terme pour désigner les plats préparés plein d’additifs et de conservateurs relativement délétères quand ils sont consommés à long terme. 

 

Notre cerveau dans tout ça: 

Quand on mange de la malbouffe notre système de récompense s’active. Notre cerveau libère de la dopamine à forte dose, c’est cette hormone qui nous procure ce sentiment de bien-être. Le problème c’est que le cerveau se sentant submergé, peut avoir tendance à créer de nouveaux récepteurs à dopamine.

Résultat: pour atteindre ce même niveau plaisir, nous aurons besoin de manger toujours plus de fast food et sous l’action du sucre, c’est ensuite notre hippocampe qui s’enflamme. C’est cette zone du cerveau qui est le siège de la sensation de satiété. Lorsqu’il est attaqué, il n’a plus de cesse que de nous envoyer des signaux de faim.

C’est un véritable cercle vicieux!

 

La malbouffe sur le cerveau des enfants: 

Le corte préfrontal joue un rôle majeur dans le contrôle de nos impulsions, il arrive à maturité qu’aux alentours de l’âge de 20 ans. Des expériences menées sur les rats ont montré que consommer du sucre à outrance peut altérer le développement du cortex préfrontal. Des adultes ayant bu des sodas en quantités dans leur enfance et leur adolescence pourraient ainsi présenter des difficultés à suivre les règles.

 

Les effets sur l’intelligence et l’humeur: 

La malbouffe peut aussi rendre idiot au sens propre du terme en effet cela nuit à la plasticité du cerveau qui est indispensable à la création de nouveaux souvenirs et à l’apprentissage.

Elle nous rend aussi triste car cela réduit le taux de fabrication de nouveaux neurones par l’hippocampe. Des recherches ont en effet établi un lien entre un nombre réduit de jeunes neurones et des maladies neurologiques telles que la dépression. Manger gras et sucré nous remonte momentanément le moral, nous avons tendance à manger de plus en plus gras et de plus en plus sucré. C’est un comportement qui en fait nous rend encore plus triste.

La malbouffe altère l’auto-controle 

On mange en moyenne en 5 min notre menu XXL avec boisson et dessert compris. Le cerveau n’a pas le temps d’envoyer un signal de satiété avant la fin du repas. Une étude australienne publiée en 2014 dans la revue Frontiers in Psychology explique que la consommation de malbouffe altère l’autocontrole du cerveau influencé normalement par le rassasiement sensoriel spécifique.

Le rassasiement sensoriel spécifique se définit par la diminution du plaisir ressentie après la consommation d’un aliment, couplée à une augmentation de l’appétit pour un aliment d’un autre type qui n’a pas encore été ingéré. Ce mécanisme naturel favorise une plus grande variété d’aliments au sein d’un repas et permet d’adapter la prise alimentaire aux besoins réels de l’organisme.

Les résultats de l’étude australienne montre qu’un régime composé d’aliments riches en matière grasses et qui procurent une sensation agréable en étant consommés rend insuffisant l’expression du rassasiement sensoriel spécifique. Un comportement pouvant augmenter les risques d’obésité sur le long terme.

 

Les conséquences de la malbouffe sur la santé: 

Ces dernières années les produits industriels ont eu tendance à prendre le pas sur les produits frais. Ainsi, on impute à la malbouffe : 8 millions d’obèses dans le monde, 500 000 insuffisances cardiaques, 10 millions d’hypertensions et plus de 2 millions de diabétiques. Elle serait aussi une responsabilité dans environ un quart des cancers.

L’excès de gras augmente le risque de maladies cardio-vasculaires tandis que le cholestérol bouche les artères pouvant alors mener à un infarctus. L’excès de sel de son côté augmente l’hypertension artérielle et peut même causer une insufisance rénale dans les cas les plus graves. Associés à un manque de sport, ces abus mènent à l’obésité et d’autres maladies. Enfin les aliments gras ne contiennent pas de vitamines, ni de minéraux, des carences qui sont susceptibles de s’installer.

 

La publicité au service de la malbouffe: 

Selon l’agence de stratégie de marques Kantar Media dont le réseau d’experts s’étend sur 50 pays, les restaurateurs auraient dépensé 5,87 milliards de dollars pour leur publicité en 2011.

Des chercheurs ont établi que les campagnes portent leurs fruits et attirent les consommateurs souvent jeunes vers la malbouffe. En 2007, une étude mené sur 60 enfants de 9 à 11 ans par des chercheurs de l’université de Liverpool a montré que le visionnage d’un spot TV alimentaire conduisait à augmenter la prise alimentaire de 134% chez des enfants obèses et de 84% chez des enfants ayant un poids normal.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’épidémie d’obésité mondiale qui sévit depuis plusieurs décennies est notamment liée à la consommation de produits issus de la restauration rapide. L’omniprésence des campagnes publicitaires, l’émergence des réseaux sociaux a aussi permis aux marques de fidéliser leur clientèle. La page Facebook de Coca-cola compte 107 millions de fans et celle de McDonalds 79 millions. Cette renommée permet aux industriels de s’implanter dans des pays qui ont une tradition culinaire différente et cela bouleverse les apports nutritionnels de certaines populations.

La malbouffe possède des qualités sensorielles et gustative qui ne laissent personne indifférent. En 2008 des chercheurs publiaient une validation préliminaire de l’échelle d’addiction alimentaire de Yale (Yale Food Addiction Scale). Selon eux, certains aliments et en particulier ceux riches en matières grasses et en sucre pourraient provoquer une forme d’addiction similaire aux substance psychoactives.

Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

agence-de-communication-dig... |
Agencesereputation |
Depruncom |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | neha24
| Faits divers
| Mulhouse actualités